L’histoire de la pharmacie à nos jours

Cabinet Plumecocq / Blog / L’histoire de la pharmacie à nos jours

L’histoire de la pharmacie débute un peu plus tard que celle de la médecine alors que les médecins de l’époque utilisaient des méthodes peu communes de nos jours pour « rétablir les humeurs » présentes dans le corps. On a commencé à donner des remèdes à base d’épices pour soigner les patients. Ces gens, appelés apothicaires (du grec « apothiky » magasin) sont les prédécesseurs des pharmaciens d’aujourd’hui (nous y reviendrons ci-dessous). En chine ancienne, les alchimistes ont été des pionniers. Shennong est réputé pour avoir goûté de nombreuses substances de manière à tester leurs vertus médicinales, suite à quoi il a écrit une des premières pharmacopées incluant 365 remèdes issus de minéraux, plantes, animaux. Le développement de la pharmacie s’exécuta surtout après le moyen-âge, période creuse en ce qui a trait au développement scientifique. Au début du XXe siècle, il n’y avait qu’une douzaine de molécules chimiques avec une centaine de produits naturels alors qu’au début du XXIe siècle, nous avons plusieurs centaines de molécules chimiques et que très peu de remèdes courants de source exclusivement naturelle.

Genèse de la pharmacie

Comme nous l’évoquions plus haut donc, à l’origine, au moyen âge vers le 5ème siècle, le nom utilisé pour désigner celui qui deviendra plus tard le pharmacien est APOTHICAIRE : personne qui préparait et vendait des remèdes. Voyons comment nous en sommes arrivés au métier tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Dans l’histoire de la pharmacie, le métier d’Apothicaire est créé par l’EDIT de SALERNE et marque, en 1241, une réelle distinction de la profession de Médecin. LOUIS XV en 1777 par décret établi la création de la profession de PHARMACIEN et du monopole de la vente de médicament. Mise en place de la PHARMACIE moderne en 1803 par la LOI du 21 germinal en XI

Les 3 règles

L’organisation de la profession est mise en œuvre autour de 3 REGLES :

  • LA PREMIERE UNIQUE
    • Chaque apothicaire ou pharmacien ne pourra utiliser qu’une licence unique de pharmacie
  • LA SECONDE UNANIMITE
    • Une officine est gérée uniquement par son propriétaire diplômé en PHARMACIE.
  • LA TROISIEME RESPONSABILITE
    • Chaque propriétaire de PHARMACIE est responsable des actions dans l’exercice de sa profession.

Un métier en deux parties

Un métier libéral

Le PHARMACIEN est une profession de santé exerçant en tant que libéral.

Son installation et son travail sont régis par des règles strictes et sans aucune dérogation :

  1. Être titulaire du diplôme de docteur en PHARMACIE
  2. Tutelle du Ministère de la santé et des ARS (Agences Régionales de Santé)
  3. Inscription à l’ordre des PHARMACIENS pour le respect des règles déontologiques

Une profession commerciale

  • VENTE DE MEDICAMENTS en PHARMACIE est un commerce de détail
  • Une PHARMACIE est constituée par un fonds de commerce qui est géré par les spécificités du code de commerce
  • Ces obligations de ce code du commerce le sont aux officines et aux PHARMACIENS.

Quelques chiffres sur le monde de la pharmacie en France en 2018

  • 26212 PHARMACIES inscrits à l’ordre
  • 20966 OFFICINES en métropole
  • 261 Transferts en 2018
  • 226 PHARMACIES Fermées en 2018
  • 1,25 Titulaire par officine
  • 2,6 Titulaire + Adjoint par OFFICINE
  • 1244 PHARMACIENS DE 66 ans et plus
  • 50,2 l’âge moyen
  • 55 % femmes et 45 % hommes en répartition globale

Pharmaciens titulaires d’officine

Nous sommes bien placés pour le savoir au sein de notre agence de transaction spécialisée dans l’achat | vente de pharmacie dans le Nord Pas-de-Calais, l’installation en tant que titulaire d’officine est toujours attractive. En France, le nombre de cessions en 2018 est de 1209 et il faut noter que pour plus de 50% cela concerne des pharmaciens de moins de 36 ans. Les plus jeunes diplômés croient plus que jamais en l’avenir de notre métier de pharmacien. C’est une donnée statistique encourageante pour demain.

Un renouvellement de nos conditions d’exercice est en cours tant sur les missions que sur la loi de santé, mais aussi au titre des modalités d’exploitation. Des outils supplémentaires vont être mis en place pour favoriser le déplacement des officines pour servir au mieux la population et ses besoins. Une belle perspective pour les pharmaciens qui pourront voir de nouvelles opportunités à leur activité.

Nous constatons que 50 % des pharmacies sont exploités en SEL (Société d’Exercice Libéral) et de plus en plus souvent couplées avec une SPFPL (Société de Participations Financières des Professions Libérales), statut qui apporte un intérêt de défiscalisation intéressant.

Il faut continuer à faire évoluer le lien avec la population pour conserver des conditions d’accès aux médicaments préservées par les patients ; les jeunes de la profession ont besoin d’adaptation des lieux, des modes d’exercices pour réaliser de belles missions et c’est pourquoi des facteurs sont mis en place pour mieux appréhender la pharmacie aux défis de demain. Bien loin les méthodes peu communes pour « rétablir les humeurs » qui entamèrent l’histoire de la pharmacie, aujourd’hui, les pharmaciens sont des acteurs incontournables de notre société moderne.