La transformation numérique s’impose progressivement dans le secteur de la santé, et les officines ne font pas exception à cette tendance. Aujourd’hui, la digitalisation d’une pharmacie ne se limite plus à l’installation d’un site internet ou d’une prise de rendez-vous en ligne : elle englobe la gestion des stocks, la relation patient, la communication ou encore les services annexes proposés. Pour un cédant comme pour un repreneur, comprendre l’impact de cette digitalisation sur la valorisation d’une pharmacie est devenu un enjeu central lors d’une transaction.

Une pharmacie connectée, un atout commercial différenciant

Une officine qui a su intégrer les outils numériques à son fonctionnement quotidien envoie un signal positif à un potentiel repreneur. Cela traduit une gestion moderne, tournée vers l’avenir et l’efficacité. Un site internet à jour, une présence sur les réseaux sociaux, une prise de rendez-vous en ligne pour les entretiens pharmaceutiques ou la vaccination : autant d’éléments qui témoignent d’une pharmacie en phase avec les attentes actuelles de la patientèle.

Ces outils facilitent également la fidélisation de la clientèle et peuvent constituer un vecteur d’acquisition de nouveaux patients, notamment les plus jeunes, habitués à effectuer leurs démarches via internet. Une patientèle plus large et mieux fidélisée est un argument de poids dans la valorisation du fonds de commerce.

La gestion des données, un gage de fiabilité pour l’acquéreur

Au-delà de la relation client, la digitalisation concerne aussi les outils de gestion internes : logiciel métier performant, gestion des stocks automatisée, suivi précis du chiffre d’affaires et de la marge par catégorie de produits. Ces données, lorsqu’elles sont fiables et bien tenues, rassurent le repreneur sur la qualité de la gestion de l’officine et facilitent grandement le travail d’audit préalable à la cession.

A contrario, une pharmacie dont les outils de gestion sont obsolètes ou mal renseignés peut susciter la méfiance d’un acquéreur, qui aura plus de difficultés à évaluer précisément la rentabilité réelle de l’officine, ce qui peut jouer en défaveur du prix de cession.

Anticiper les investissements numériques à venir

Un repreneur va naturellement s’interroger sur les investissements numériques qu’il devra consentir après la reprise : mise à niveau du site internet, changement de logiciel métier, intégration d’un robot de pharmacie, etc. Une officine déjà bien équipée limite ces investissements futurs et peut donc justifier une valorisation plus élevée, tandis qu’une pharmacie en retard sur ces sujets pourra voir sa valorisation ajustée à la baisse pour tenir compte des dépenses à prévoir.

Un critère de plus en plus pris en compte dans l’évaluation

Si la digitalisation ne remplace pas les fondamentaux de l’évaluation d’une officine (chiffre d’affaires, marge, emplacement, patientèle), elle constitue désormais un critère additionnel de plus en plus scruté par les repreneurs et leurs conseils. Elle peut faire pencher la balance entre deux officines aux performances économiques similaires.

Chez Cabinet Plumecocq, nous accompagnons aussi bien les cédants que les repreneurs afin de mettre en lumière ou d’évaluer ces éléments dans le cadre de la transaction, pour une estimation juste et argumentée de la valeur de l’officine.

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